De corps et d'âme : le jeûne vous rendra libres.
Je vais être honnête : le jeûne a toujours été difficile pour moi. Vraiment difficile. Et j'imagine que je ne suis pas la seule. J’ai longtemps compté les heures, supporté péniblement la faim, subi le manque de mes habitudes et attendu que la journée passe et, très souvent, je l’ai vécu comme une contrainte pure (ce qu’il est, en un sens, puisqu’il est un acte de pénitence). Mais j’ai compris peu à peu que je me trompais de posture. On peut effectivement subir le jeûne et l’accomplir comme un effort pénible, extérieur, ou bien on peut choisir de l’embrasser tout entier. Car il ne s’agit pas seulement de manger moins ; il s’agit d’engager tout son être. Corps et âme. Quand je me contente de supporter la faim, ou le manque, je n’en retire presque rien, mais quand j’accepte de les laisser me révéler mes dépendances et mes béquilles, alors le jeûne cesse d’être une simple privation mais il devient un allié, une arme, un vrai processus de conversion. Il me réapprend à me nourrir, à di...









