Voici l'Agneau de Dieu.
L’Évangile de ce deuxième dimanche de l’Avent m’a rappelĂ© deux choses essentielles :
que j’ai besoin d’ĂŞtre guĂ©rie, profondĂ©ment,
que je peux, moi aussi, et à ma manière, annoncer Dieu,
Et porter Sa lumière.
Matthieu 11:2-10,14
"Jean, dans sa prison, ayant entendu parler des œuvres du Christ, envoya deux de ses disciples lui dire:
"ĂŠtes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?"
Jésus leur répondit: "Allez, rapportez à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:
Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute!"
Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à parler de Jean à la foule:
"Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent? Qu'êtes-vous donc aller voir? Un homme vêtu d'habits somptueux? Mais ceux qui portent des habits somptueux se trouvent dans les maisons des rois.
Mais qu'êtes-vous allés voir? Un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète.
Car c'est celui dont il est écrit: Voici que j'envoie mon messager devant vous, pour vous précéder et vous préparer la voie."
Voici l'Agneau de Dieu.
"ĂŠtes-vous Celui qui doit venir ?"
Question Ă©tonnante venant de celui qui a dĂ©signĂ© JĂ©sus comme l’Agneau de Dieu ; preuve, s'il en fallait, que mĂŞme les plus grands saints peuvent traverser l’obscuritĂ©, le doute et l’Ă©preuve intĂ©rieure.
"Allez dire à Jean ce que vous voyez.", répond Notre-Seigneur ; et, pour mieux dire qui Il est, Il se contente de dire ce qu'Il fait, car le Sauveur se reconnaît à Ses œuvres.
Or, désormais, les aveugles voient, les boiteux marchent, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés.
Il n'est pas seulement questions de guérisons physiques; il est surtout question de guérison spirituelle.
Car nous sommes les aveugles auxquels la vérité à rendu la vue, nous sommes les boiteux qui avons réappris à marcher droit et à nous relever après chaque chute, nous sommes les sourds dont l'intelligence est obscurcie par le bruit du monde, nous sommes les pauvres qui ne possédons rien si nous ne possédons Dieu, nous sommes les morts que le Christ a rendus à la vie.
C'est lĂ le cĹ“ur, le sens ultime et absolu de cette incarnation ; le Christ vient nous donner la vie, la vraie, celle que nous consumons par le pĂ©chĂ©, par l’orgueil, par le refus de Dieu, celle qu’Il nous a rachetĂ©e au prix de Son Sang.
Oui, c'est pour les malades que le Christ est venu, pour les grands esquintĂ©s de l'âme qu'Il S'est laissĂ© crucifier, et il n’existe aucune situation trop abĂ®mĂ©e, aucun abĂ®me trop profond dont Dieu ne puisse nous tirer ; car si le dĂ©sespoir est l'Ĺ“uvre du dĂ©mon, la guĂ©rison est l’Ĺ“uvre du Christ. En qui placez-vous votre foi ?
Ceux qui se croient trop loin, trop sales, trop cassés, trop indignes sont justement ceux que Jésus appelle le plus près de Son coeur, et si c'est ainsi que vous vous voyez, alors bonne nouvelle ; votre guérison est proche.
"Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute.", ajoute-t-Il encore.
Heureux en effet sont ceux qui reconnaissent le Christ pour ce qu'Il est, ceux qui acceptent d’ĂŞtre guĂ©ris, qui ne se scandalisent pas de leur propre misère et qui ne doutent pas de la puissance de Sa misĂ©ricorde car ils savent que la grâce viendra toujours les trouver aussi bas qu'ils tomberont.
"Voici que j’envoie mon messager devant vous."
Un messager, un témoin. C'est cela, un saint.
Quelqu'un qui prépare la route, qui ouvre un chemin, sans suivre les opinions du monde, sans chercher à plaire ni se laisser tenir par la peur.
Une voix qui annonce le Christ.
Elle est là , notre vocation commune ; préparer le chemin du Seigneur et devenir d'autres Jean-Baptiste, d'autres messagers.
C'est une vocation qui se vit d’abord en nous-mĂŞmes, dans notre cĹ“ur, en nous laissant guĂ©rir et ressusciter ; car personne ne peut tĂ©moigner sans ĂŞtre passĂ© par cette Ĺ“uvre intĂ©rieure.
Alors nous pourrons tĂ©moigner, avec prudence, avec douceur, avec discernement, par notre manière d'ĂŞtre et d'agir dans le monde, dans l'espoir que d’autres apprennent Ă connaĂ®tre et Ă aimer leur Sauveur, et devenir, Ă notre pauvre mesure, ce petit point de lumière qui montre la route, cette voix qui dit : "Voici l’Agneau de Dieu", voici le Christ venu guĂ©rir ceux qui se savent malades et en faire des tĂ©moins de ceux qu'Il a guĂ©ris.
C’est ainsi que Son royaume progresse, d’âme en âme, de cĹ“ur en cĹ“ur, que la nuit recule ; c'est ainsi, oui, certainement, que Dieu prĂ©pare la route qui nous mène Ă la vie Ă©ternelle.



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