Le vrai féminisme est catholique.
"Cette merveilleuse dignité, conférée à la femme dans le christianisme, apparaît d’autant plus précieuse, que celle-ci était plus avilie, plus dépréciée dans le monde païen. (...) Qu’est-elle devenue par le christianisme ? Elle est redevenue la femme : domna, domina : c’est-à-dire, maîtresse, patronne, dominatrice. Je ne sais si ces noms lui ont été donnés dans aucune des langues anciennes ; mais cela me semble difficile et surtout improbable ; car on ne donne pas un nom à une chose dont on n’a pas d’idée." - Révérend Père Curci
"En se redisant les unes aux autres : C’est la femme qui est la cause de tous nos malheurs, les générations antiques avaient accumulé sur la tête de la femme une masse de haine et de mépris, qui avait fait de l’ancienne compagne de l’homme le plus abject et le plus misérable des êtres. En se répétant jusqu’au seuil de l’éternité : C’est à la femme que nous devons tous nos biens, les générations nouvelles environneront la femme d’une vénération et d’une reconnaissance, qui en feront l’être le plus respecté et le plus saintement aimé de tous ceux que Dieu a tirés du néant." - Mgr. Gaume
"Le christianisme a tiré les femmes d’un état qui ressemblait à l’esclavage. L’égalité devant Dieu étant la base de cette admirable religion, elle tend à maintenant l’égalité des droits sur la terre ; la justice divine, la seule parfaite, n’admet aucun genre de privilèges, et celui de la force moins qu’aucun autre." - Madame de Staël
Le vrai féminisme est catholique.
Ils vous mentent, ceux qui vous font croire que le christianisme a asservi les femmes, que ses doctrines sont misogynes, oppressives, voire dégradantes. Ceux qui affirment qu’être féministe revient à vouloir qu’elles soient comme les hommes, plutôt qu’à honorer ce qui les rend si singulières. C’est le Christ qui a rendu à la femme sa dignité, et c’est l’Église catholique qui, pendant des siècles, a protégé, honoré et élevé ce qu’il y a de plus profondément féminin.
Avant Lui, le monde païen ignorait encore le véritable sens de la dignité humaine. La femme n’était pas essentiellement l’égale de l’homme ; elle pouvait ainsi être achetée, vendue, répudiée, ou reléguée à un rôle purement domestique sans aucune reconnaissance (ce qui, au passage, n'est pas sans nous rappeler la manière dont les mères au foyer sont perçues aujourd'hui). À Rome, le pater familias détenait un pouvoir absolu sur son épouse et ses enfants ; en Grèce, les femmes étaient tenues à l’écart de la vie publique et intellectuelle ; dans d’autres civilisations, elles étaient considérées comme des instruments de service ou des objets de désir, rien de plus. Certes, quelques peuples, comme les Celtes ou les Vikings, avaient perçu confusément ce qu'elle pouvait incarner de beau, de grand, et reconnu son influence morale ou politique ; mais cette reconnaissance demeurait fragmentaire, attachée à des qualités naturelles plus qu’à une vocation surnaturelle.
C’est au cœur de ce monde que le Christ est venu, c’est Lui qui a tout bouleversé. Car Il a parlé à la Samaritaine, Il a pardonné à la pécheresse, Il a confié à Sainte Marie-Madeleine l’annonce de Sa Résurrection, Il a élevé Sa propre Mère au-dessus de toute créature, la couronnant Reine du Ciel. "Il n’y a plus ni homme ni femme, ni Juif ni Grec, ni maître ni esclave, car tous, vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus." Désormais, par le baptême, tous les hommes sont égaux en dignité devant Dieu ; égalité fondamentale et spirituelle jusqu'alors inconnue des civilisations anciennes.
Partout où l’Évangile a été reçu, la condition féminine s’est élevée. Les monastères ont offert aux femmes un espace de vie intellectuelle et spirituelle sans précédent ; des reines, des saintes, des mystiques, des éducatrices ont influencé le monde, chacune à leur manière. En réalité, l'Église n’a jamais méprisé la femme, mais elle l’a sanctifiée, parce qu’elle voit en elle une âme immortelle, créée à l’image de Dieu, capable de raison, de vertu, de grandeur et de sainteté, et parce qu'elle reconnaît que c'est par elle que son Sauveur a choisi de racheter les Hommes.
Le féminisme moderne voudrait nous faire croire que notre valeur dépend de notre capacité à être et à agir comme des hommes, que le mariage est un fardeau, que nous sommes faites pour conquérir ; on nous promet la liberté, la puissance, l'indépendance, et on nous vole la paix, on nous dérobe la joie et la noblesse d’être épouse et mère, on nous apprend à considérer les hommes comme des rivaux plutôt que comme des alliés ; rivalité nourrie depuis des décennies et qui a semé la division jusque dans les âmes et les foyers.
Plus encore, les femmes sont devenues les prêtresses d’un nouveau culte ; celui du sacrifice humain offert aux idoles de l'indépendance et du plaisir. Sous le nom trompeur de liberté, le monde a exalté des pratiques qui, toutes, portent la marque de la mort ; l’avortement, la marchandisation du corps, la dissociation du plaisir et du don, de la sexualité et de la vie. Toutes profanent la maternité, détruisent les familles, nous défigurent et blessent nos âmes ; car nous n’avons pas été créées pour supprimer la vie mais pour la servir, au contraire, pour la protéger et la transmettre. Là réside notre gloire, là se trouve notre grandeur ; toute civilisation qui méprise la maternité et profane le mystère du corps féminin sème en elle les germes de sa propre destruction.
Contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, donc, le catholicisme a révélé aux femmes la splendeur de leur vocation. Car, à l’image de la Très Sainte Vierge, nous sommes à la fois épouses et mères, gardiennes du foyer et cœur de la famille, et lorsque notre vocation est autre, nous avons encore le pouvoir d'engendrer des âmes pour le Ciel par notre apostolat et les grâces si singulières que le Bon Dieu nous a octroyées pour gagner les coeurs. Notre force s’exerce dans la discrétion et, cependant, elle est immense ; elle forme les âmes, élève les cœurs, civilise les nations. C’est par des femmes que tant de saints sont nés : sainte Monique, par ses larmes, nous a donné saint Augustin ; sainte Clotilde a conduit Clovis au baptême ; sainte Jeanne d’Arc, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse d’Avila ont guidé des rois, réformé des ordres, inspiré des peuples entiers.
Quant à la soumission chrétienne, si souvent mal comprise, elle n'a rien à avoir avec la servitude mais avec l'harmonie et l'ordre ayant la charité comme fondation. Le mari commande comme le Christ commande, en se donnant, et l’épouse se soumet comme l’Église se soumet, dans la confiance et dans la paix. "Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Eglise. (...) Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et l'entoure de soins, comme fait le Christ pour l'Eglise." Il n'y a pas de rapport de force. Il n'y a pas de volonté d'infantiliser, d'abaisser, de dénigrer.
Certes, il y a toujours eu, et il y aura toujours des hommes qui useront et abuseront de leur force, choisiront d'ignorer leurs devoirs et leurs responsabilités en se contentant d'affirmer leurs droits ; ceux-là sont des traîtres à l’Évangile qu’ils prétendent servir, et ils en rendront compte à Dieu.
Le vrai féminisme est catholique ;
parce qu’il n’arrache pas la femme à sa nature, mais il la conduit à sa plénitude,
parce qu’il honore ce qu’elle possède de plus précieux ; le pouvoir de transmettre la vie, de former les âmes, de faire croître la sainteté,
parce qu’il ne la considère pas comme un autre homme, mais comme une alliée de Dieu.
Parce qu'il reconnaît que c'est elle qui donne la vie, elle qui fait les saints, elle qui bâtit les civilisations.



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